Deux jours de formation intense sur le bassin mussipontain sur le thème des migrations.
Qu’en retenir ?

En premier lieu, soulignons l’accueil chaleureux de tous les guides et médiateurs qui nous ont reçus, portes grandes ouvertes à l’Abbaye Des Prémontres, des églises St Martin et St Laurent, de la salle de danse et de la Dom Polski chez Zespół Pieśni i Tańca Wieliczka et enfin du Château de Dieulouard.

Tous sont passionnés et nous ont fait vibrer !

En second lieu, un groupe de guides très éclectique. Des guides polyglottes, de tous âges, venus de Normandie, Ile-de-France, Hauts-de-France, du Grand Est et de Belgique et qui ont découvert ce pan d’histoire lorraine très mouvementée, avec un duché de Lorraine indépendant, qui ne devient français qu’en 1766, bien plus tardivement que les Pays-Bas espagnols, qui sont annexés au 17ième siècle.

Alors remercions Philippe L’Atelier du Patrimoine Pont-à-Mousson, qui a réussi cet exploit de restituer cela de façon synthétique. Les guides sont repartis en nous disant : « cela nous donne envie de revenir ! »

Pari réussi donc !

En troisième lieu, question gastronomie, le groupe a pu déguster un menu de saison délicieux Au Balcon Restaurant et le lendemain, ils ont « succombé » au repas polonais concocté par Bab’kasia.

Dixit Martine, de souche polonaise : « ce bigos me rappelle celui préparé par mes grands-parents. Aussi parfumé et goûteux ».

Au-delà de la découverte du patrimoine architectural, des sculptures comme la mise au tombeau, le Christ selon Ligier Richier, la Vierge Notre Dame des Grottes dans la crypte de l’église St Sébastien à Dieulouard, des pièces gallo-romaines et Renaissance issues des fouilles à Scarponne et au Château de Dieulouard, il y a aussi le patrimoine immatériel.

Les guides ont rencontré Francine et Gisèle de l’association Zespół Pieśni i Tańca Wieliczka à Blénod.

Car dans le bassin mussipontain, les traditions polonaises avec les chants et les danses sont toujours très vivaces, cent ans après l’immigration polonaise des années 1920. Deux associations font vivre ce folklore avec Zespół Pieśni i Tańca Wieliczka à Blénod et Kalina, Groupe Folklorique Polonais à Pont-à-Mousson.

Les guides ont pu s’initier à la danse trojak, au chant koguta et découvrir les somptueux costumes folkloriques à la Dom Polski à Blénod.

Didier de Normandie, lui aussi de souche polonaise, nous a raconté l’épopée de ses ancêtres arrivés de Westphalie et avant cela de Pologne. Ses recherches généalogiques, relatent qu’au 19ième siècle, la Pologne subissait une effrayante mortalité infantile alors que celle-ci reculait sérieusement dans les campagnes françaises à la même époque.

Il termine en disant : « Dziękuję bardzo », merci beaucoup.

https://www.ancovart.fr

L’association ANCOVART regroupe des guides-conférenciers et médiateurs, exerçant en France et notamment dans les Villes et Pays d’art et d’histoire : le réseau VPah.

Nous sommes tous professionnels de la médiation et de la valorisation de l’architecture et des patrimoines, au service de la culture et des publics.

Les guides conférenciers ont visité le bassin mussipontain avec notamment Pont-A-Mousson, Blénod et Dieulouard.

Objectif de la formation : « ouvrir l’œil » sur les particularités d’un territoire traversé de tout temps, par des flux migratoires importants, conséquences économiques et humaines d’invasions et autres guerres fratricides. Mais aussi échanger entre collègues sur les réalités dans nos territoires.

Les visites ont été assurées par les médiateurs de l’Abbaye des Prémontrés, les guides Philippe Brocherez de Gueldre et Michèle Camus

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